Programmation 2010 PDF Imprimer Envoyer

Joëlle Tremblay | L'art qui relie

Du 10 janvier au 14 février 2010

Artiste multidisciplinaire œuvrant dans la communauté, Joëlle Tremblay a une pratique qu'elle nomme «l'art qui relie» et qui prend la forme de peintures murales collectives, de performances, d'installations, d'événements médiatiques ou encore de parades de rues. L’exposition que nous présentons constitue son travail de doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal, qu’elle a débuté en 2004 sur la Saisie conceptuelle et fonctionnelle d’une pratique artistique avec la communauté. Bref, elle examine en profondeur la structure de sa pratique artistique en lien avec la communauté et son fonctionnement concret (les tenants et les aboutissants). Joëlle Tremblay expose quatre œuvres qui représentent son travail autant dans sa complexité que dans ses allers-retours entre l’atelier et la communauté. Les trois œuvres de la salle principale reflètent trois circonstances de création distinctes : la solitude de l’atelier (24 visages…), l’interaction avec la collectivité (Quête de cris) et finalement, l’intégration et la collaboration avec la communauté (Ça nous regarde), tandis que l’œuvre installée dans la petite salle (Dialogue) reproduit les circonstances d’un laboratoire artistique où l’artiste montre le va-et-vient entre l’espace public et son atelier de création.

Michel Martineau & Patrycja Walton | La fête des sens

Du 21 février au 11 avril 2010

Depuis la nuit des temps, l’humain ressent le besoin de célébrer et de souligner certains moments du calendrier, des événements religieux, sociaux et historiques. L’Homme organise aussi des fêtes pour des événements personnels autour des anniversaires de naissance, de mariage, de décès, etc. La fête des sens rassemble des célébrations joyeuses du quotidien, avec, à l’opposé, des moments intimes de solitude et parfois même d’angoisse. Passant de la fête, des festivités et du carnaval à l’introspection, au recueillement et à la méditation, cette exposition s’articule à travers une vaste gamme d’émotions, de couleurs, de textures, maîtrisées ou accidentelles. Ici, la fête se déploie comme une transfiguration de la routine. Elle nous déconnecte de la réalité et nous amène dans un univers où se mélangent nostalgie et espoir, visions et illusions, rencontres et départs. La fête des sens, c’est la rencontre de deux artistes pratiquant à Montréal, Patrycja Walton et Michel Martineau. Chacun à sa façon témoigne de la fête comme d’un partage d’émotions collectives ou individuelles, joyeuses ou graves, et une quête personnelle exprimant son état, ses réflexions. Alors que les célébrations de Walton l’isolent et portent des couleurs intimistes, celles de Martineau convient à un rassemblement ludique métamorphosé par des acrobaties visuelles. Ainsi, nous abordons l’art dans un quotidien transformé et inhabituel qui en appelle à une lecture tactile, à une expérience picturale, au jeu et au partage.

Guy Glorieux | L'oeil du sténopé

Du 17 avril au 6 juin 2010

La photographie constitue le moment arrêté d’un objet, d’un paysage ou d’une personne qui subira inévitablement l’usure du temps. Le photographe Guy Glorieux parcourt la ville à la recherche de fragments, de traces, de mémoires. Son appareil de prédilection? Le sténopé. Il trimballe son dispositif photographique, formé uniquement d’une boîte, apparenté à la camera obscura, dans laquelle un minuscule trou capte la lumière et fixe le sujet inversé sur une surface sensible. Il en résulte des clichés monumentaux en noir et blanc du paysage urbain. Figées, les photographies composent une trame flottante, où le temps et l’espace semblent suspendus. Un arrêt sur image. Fasciné par ce thème du temps et de la mémoire, il nous montre une toute autre réalité visuelle. La technique du sténopé, avec ses temps d’exposition très longs, l’amène à révéler un monde à l’opposé de l’instantanéité : celui d’une image cumulée d’espace et de temps qui autrement serait invisible. Glorieux pratique la photographie à divers titres depuis plus de 50 ans. Il a poursuivi des études en photographie et en arts visuels aux universités Condordia (Montréal) et Ryerson (Toronto). Il détient par ailleurs une maîtrise en économie de l’Université de Montréal et a fait une longue carrière dans le monde financier (25 ans). Né en France, il arrive à Montréal au début des années 1950, puis au fil du temps et des circonstances, s’installe aussi à Ottawa, Toronto, St-Didace, St-Hilaire et Nouakchott en Mauritanie. Il vit actuellement à Montréal.

3e Biennale du dessin

Du 17 juin au 26 septembre 2010

Les premières manifestations connues du dessin ont été découvertes dans les profondeurs de grottes préhistoriques. Ces images nous révèlent d’ailleurs un monde bien ancré dans sa matérialité. On les utilisait pour représenter le réel, le visible et le palpable, dans un environnement non défini, l’image pour l’image. La mise en contexte de l’objet du dessin a par la suite entraîné la découverte de la perspective et l’élaboration de tous les principes qui s’y rattachent. Le dessin pouvait alors être jugé réussi, ou non, selon qu’il respectait les notions physiques de la perspective. Dès lors, la représentation et le message ont été fusionnés dans un ensemble de compétences techniques et morales, et les résultats, destinés à servir l’évolution et à élever les consciences. En ce début de millénaire, notre perception du dessin est tout autre. Avec les artistes Isabelle Demers, Hélène Lord, Louise Masson, Anne Marie Michaud, Steven Orner, Guillaume Adjutor Provost et la collaboration spéciale de Jocelyn Fiset, découvrons qu’aujourd’hui, dessin et dessein peuvent se conjuguer pour proposer de nouvelles expériences.

Salon d'automne, 150 variations sur l'espace et le temps

Du 8 au 31 octobre 2010

Exposition concours annuelle du Musée où 150 artistes de tout acabit sont invités à produire une oeuvre sur un thème donné. Le thème de cette 20e édition sera l'espace et le temps : «Le monde et le temps ont été créés ensemble» disait le moine Saint Augustin, soulignant au passage l’indissociabilité du temps et de l’espace. Orienté du passé au futur, le temps nous permet de se souvenir, d’imaginer, de mettre en perspective alors que l’espace représente la forme de notre expérience sensible, une construction de l’esprit qui contient nos perceptions. L’œuvre d’art a cette faculté singulière de joindre les deux, fixant en son sein toute la puissance de la création, à un lieu et un temps donné. L’œuvre confère la permanence des choses, alors à vous maintenant d’assurer une part de cette pérennité.

Victoria Block et Alain Salesse | Surfaces portantes

Du 7 novembre 2010 au 16 janvier 2011

Cette exposition propose une exploration multisensorielle mélangeant la peinture, la céramique et le multimédia.  Les approches de ces deux artistes sont à la fois différentes et complémentaires, le point commun demeurant cependant une immersion du public dans leurs oeuvres. Puisant son inspiration dans la beauté et la paix de la nature, Victoria Block crée des œuvres qui expriment le bonheur et célèbrent la vie. L’artiste privilégie la réalisation de tableaux monumentaux qui donnent l’impression d’être réellement dans la nature plutôt que les petits formats qui sont, selon elle, comme regarder à travers une fenêtre. En ce sens, elle souhaite offrir au visiteur une expérience immersive par ses tableaux grand format, afin que le public soit envahi par un paysage plein de lumière, de texture et de couleur. Sculpteur, Alain Salesse a pour objectif de faire entrer le visiteur dans des univers plus profonds et plus substantiels que ce qu’ils laissent voir en apparence. Ses œuvres en forme d’œuf sont conçues en alliant différentes techniques, avec une coque en céramique et des surfaces émaillées distinctes. La lumière, le son, le mouvement et les odeurs viennent servir la composition interne des coquilles. Dès son entrée dans la salle, le visiteur est invité à pénétrer ces mondes intérieurs, laissant derrière lui la réalité du monde extérieur. En s’approchant et en entrant de manière active dans ces microcosmes, le public entre en contact avec ces univers parallèles inusités. 

 

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